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VOEUX de Didier DEFER, Président de FRANCE BENEVOLAT NATIONAL

 Cher( e)s ami( e )s,

 L’année qui s’achève  a vu monter chez chacun et chez tous appréhensions, inquiétudes et peurs ; 2021 s’ouvre également sur des perspectives incertaines et de lourdes appréhensions. Si l’arrivée des vaccins permet enfin d’espérer avec prudence que la  pandémie réduise pour l’essentiel ses effets  sanitaires durant l’année qui vient, personne n’est à ce jour capable de  prévoir  en quoi « le monde d’après » sera bouleversé, transformé, impacté  par ce que nous avons vécu durant ces derniers mois et sommes encore en train de vivre.  Aussi, envoyer des vœux puérilement optimistes comme à chaque nouvel an  ne peut sembler que dérisoire.

 Et pourtant, je suis convaincu que France Bénévolat a un rôle essentiel à jouer dans cette recomposition du « monde d’après ». D’ores et déjà les conservatismes de tous ordres, les repliements identitaires et les égoïsmes catégoriels sont à l’œuvre pour que le monde d’après ressemble comme un frère au monde d’avant, en pire. En pire, puisque la période Covid aura accru la fragilité des plus faibles et, dans les domaines sociaux, économiques, éducatifs et culturels, créé de nouveaux naufragés.  Promouvoir en France l’engagement bénévole associatif pour rendre de plus en plus de citoyens actifs au service des autres et ceux-ci co-acteurs de leur destin, ce n’est pas une petite élégance marginale. C’est se situer au cœur du seul monde de demain qui mérite d’être vécu, si nous ne voulons pas que notre devise républicaine finisse sa vie dans le ridicule et l’indifférence des musées des illusions perdues.

 Et à France Bénévolat, nous possédons la pierre philosophale qui peut permettre d’aiguiller  notre pays vers ce monde d’après, si nous voulons qu’il soit à la fois vivable et désirable : l’intermédiation active. Et surtout ses multiples déclinaisons : entre bénévoles, pour qu’ils inventent ensemble leurs engagements utiles si les associations ne leur offrent pas les formes d’engagement qu’ils attendent ;  entre bénévoles et associations,  pour que le désir d’engagement des uns rencontrent les besoins  de contributions des autres ; entre associations, pour renforcer les solidarités au cœur d’un  même bassin de vie ainsi qu’avec les autres acteurs – collectivités territoriales, entreprises, ESS etc  - pour susciter de véritables éco-systèmes de solidarités actives, ce que France Bénévolat appelle la démocratie contributive (en fait la vraie démocratie de terrain).

 Comme nous le rappelle notre merveilleux patriarche national, Edgar Morin, la complexité croissante d’un monde interconnecté, nous assure d’une  seule certitude : nous affronterons de plus en plus d’incertitudes (aujourd’hui le covid, demain le réchauffement inéluctable du permafrost qui libérera des milliers de bactéries inconnues…) : « Attendons-nous toujours  à l’inattendu ! ». Et la seule réponse  sérieuse  à l’incertitude, c’est la solidarité (la pire, c’est le chacun pour soi).

 De tout cœur,  membres du réseau territorial de France Bénévolat (centres,  antennes, relais délégations régionales), mais aussi  chers partenaires de notre action collective, je vous redis combien je crois  en nos coopérations  fécondes,  seules capables de répondre à des risques de plus en plus inattendus mais aussi seules susceptibles d’inventer  d’indispensables fraternités face aux risques qui montent.

 Belle année solidaire 

Didier DEFER

Président national

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